mardi 6 février 2018

Les Principes de la pensée éthique de Catherine de Sienne (L Gili)

Conférence | Talk



(Université du Québec à Montréal)

  
Les Principes de la pensée éthique de Catherine de Sienne (1347-1380)

Source : Wikipédia

Dans le contexte de la réévaluation des contributions féminines à l’histoire de la philosophie, plusieurs historiens ont analysé la pensée des « mystiques ». Tout en reconnaissant le caractère « mystique » (c’est-à-dire, d’après ma définition, le caractère théologique et expérientiel et, conséquemment, non philosophique) des écrits de Catherine Benincasa, je souligne que sa pensée présuppose plusieurs thèses philosophiques qui peuvent être considérées comme un système cohérent et, au sens large, d’inspiration aristotélicienne. Catherine distingue trois facultés de l’âme : mémoire, intellect, volonté. Elle soutient – selon un intellectualisme éthique qu’on retrouve chez Thomas d’Aquin – que le jugement de l’intellect pratique influence la motion de la volonté, mais elle ajoute que la volonté dirige aussi l’intellect vers son objet de considération. Sur ces bases psychologiques, Catherine fonde une éthique de la vertu. L’intellectualisme éthique de Catherine se distingue de celui de Thomas par le fort accent mis sur le rôle de la volonté en vue de l’acquisition des habitus et sur l’humilité comme le premier fruit d’un intellect en possession des vertus intellectuelles.

Vendredi, 9 février 2018
14:30

Université d'Ottawa
Pavillon Desmarais
Salle 8161

vendredi 2 février 2018

Comment écrire l'histoire du monde? De la providence à la World History (N Piqué)

Conférence | Talk



(Université de Grenoble-Alpes)

  
Comment écrire l'histoire du monde? De la providence à la World History

Résumé : Longtemps l’histoire fut pensée à l’échelle du monde, en particulier dans le paradigme providentialiste : rien ne pouvant échapper à l’autorité du créateur de l’humanité, la seule échelle viable était celle du monde.
On aurait pu penser que la critique de ce modèle pendant les Lumières allait entraîner la critique concomitante l’opportunité de cette approche générale et unifiante. L’inertie du modèle fut en fait plus grande, survivant largement même sécularisé, aux 18ème et 19ème siècles, dans l’horizon intégrateur d’une histoire européo-centrée.
La seconde moitié du 20ème siècle vit (enfin ?) une critique radicale de ce cadre, sous la poussée conjointe, entre autres, de l’attention aux mentalités et de la micro-histoire. Mais les derniers paradigmes (World History, histoire connectée) donnent une nouvelle vie à l’histoire du monde, désormais pensée toutefois comme réseau de connections.

C’est à ce parcours heurté que nous nous intéresserons pour étudier quelques caractéristiques de ce que peut être, pour nous et maintenant, une histoire du monde.


Mardi, 6 février 2018
17:30

Université d'Ottawa
Pavillon de la Faculté des Sciences sociales
Salle 5028